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Régime de janvier : se remettre en route après les fêtes

Par Ziggy · Founder of Fasted
Publié le 23/08/2026 · Mis à jour le 09/09/2026 · 9 min de lecture · Sources citées · Règles éditoriales

Réponse rapide : Un régime de janvier fonctionne quand il est un retour à des horaires de repas normaux, pas une punition pour décembre. La prise de poids mesurée pendant les fêtes est faible — environ 0,4 à 0,9 kg chez l’adulte — mais elle a tendance à rester, et c’est la vraie raison d’utiliser janvier. Fixez une fenêtre alimentaire que vous tiendrez encore en février, donnez-lui quatre semaines, et mangez correctement dedans.

Chaque mois de janvier, la même offre circule : sept jours de soupe, une semaine de liquides, un plan qui promet d’effacer trois semaines en trois jours. Elle se vend parce que la balance a bougé et que le jean serre, et elle échoue pour la même raison chaque année : plus personne ne la suit le 20.

La version utile est plus terne et elle marche : choisissez une fenêtre alimentaire, commencez la première semaine de janvier, et tenez-la assez longtemps pour qu’elle devienne ce que vous faites plutôt que ce que vous essayez.

Ce qu’est un régime de janvier, et ce qu’il n’est pas

Ici, « remise en route » parle du calendrier, pas de votre corps. Une fenêtre de jeûne ne purge rien, et il n’y a pas de métabolisme coincé sur la mauvaise vitesse qui attendrait qu’on le remette. Ce site dit la même chose d’un jeûne de 48 heures : tout ce qui se présente comme une détox ou une réparation est exagéré, et les promesses honnêtes sont plus étroites et plus ennuyeuses que le marketing.

Ce que janvier offre vraiment, c’est une date sur laquelle tout le monde s’accorde. Une ligne de départ, une durée fixe et une trace que l’on peut voir sont l’échafaudage terne qui tient debout n’importe quelle nouvelle routine, et la première semaine de l’année vous donne les trois sans rien demander.

La remise en route est donc un changement d’horaires, tenu quatre semaines, avec assez à manger dedans. C’est toute la méthode.

Ce que les fêtes font réellement à la balance

Moins que vous ne le croyez, et cela compte plus que vous ne le croyez. La mesure la plus connue a suivi 195 adultes sur trois hivers et a trouvé une prise moyenne de 0,37 kg sur la période des fêtes — une fraction des cinq ou dix livres (environ 2 à 4,5 kg) que les gens imaginent. Une revue plus récente de toute la littérature a placé le chiffre adulte entre 0,4 et 0,9 kg, constamment significatif d’une étude à l’autre.

Vient ensuite ce qui donne à janvier sa place. Dans cette première étude, la prise des fêtes se maintenait en grande partie pendant l’hiver qui suivait ; entre janvier et mars le groupe n’en reperdait rien, et il n’en avait toujours rien reperdu au mois de septembre suivant. La revue qui rassemble ces travaux relève le même schéma : la prise de poids des fêtes représente plus de la moitié de ce que les gens prennent sur une année entière.

La lecture honnête n’est donc pas que décembre a tout cassé. C’est qu’un kilo par an, jamais rendu, est la façon dont on prend du poids en dix ans — et l’endroit le moins coûteux pour intervenir, ce sont les quatre semaines qui suivent.

Un dernier point avant de monter sur la balance le 1er : ce qu’elle affiche au matin du Nouvel An est surtout de la nourriture, de l’eau et du glycogène, pas de la graisse. Le glycogène retient environ trois grammes d’eau par gramme, alors une semaine de repas plus copieux et plus riches en glucides se lit comme plusieurs kilos qui ne sont pas là. Attendez-vous à des premiers jours spectaculaires en revenant à des horaires normaux, et ne construisez pas votre plan sur ce chiffre — la phase du poids d’eau est un événement unique, pas un rythme.

Le plan de janvier : quatre semaines, pas quatre jours

Le plan ci-dessous est un calendrier, pas un objectif calorique. Choisissez la fenêtre qui convient à vos journées, et utilisez le calculateur de jeûne, gratuit, pour la traduire en horaires.

Semaine 1 — 12/12. Mangez entre 8 h et 20 h. C’est proche de la façon dont la plupart des gens mangent déjà, et c’est bien l’idée : la première semaine sert à refermer le grignotage de fin de soirée que décembre a rendu normal, et rien d’autre.

Semaine 2 — 14/10. Repoussez le premier repas à 10 h. La faim à votre ancienne heure de petit-déjeuner est une habitude, pas un besoin, et elle s’efface en quelques jours. Si elle ne s’efface pas, restez sur cette semaine au lieu d’avancer.

Semaine 3 — 16/8. De midi à 20 h, le protocole 16/8 sur lequel la plupart des gens finissent par s’installer. La troisième semaine est le moment où une remise en route devient une routine ou se fait abandonner : c’est la semaine à protéger.

Semaine 4 — tenez. Aucune restriction nouvelle. Le travail de la quatrième semaine est de prouver que la fenêtre survit à une semaine ordinaire : un dîner tardif, une mauvaise nuit, un vendredi.

Si vous préférez le mois entier imprimé comme un calendrier avec les jours difficiles signalés, le défi de jeûne de 30 jours, gratuit, construit exactement cette progression à partir de la date de départ que vous choisissez, janvier compris.

Quatre semaines, parce que l’effet de la fenêtre à elle seule est modeste et lent. Dans un essai randomisé sur une fenêtre de midi à 20 h, sans autre consigne, le groupe qui jeûnait a perdu en moyenne 0,94 kg sur douze semaines — réel, et sans rapport avec le chiffre qu’annonce un plan de sept jours. Un mois suffit pour voir si vous pouvez vivre avec ces horaires, et c’est la seule chose qui décide de ce qui se passera en mars.

Quoi manger dans la fenêtre

Nous ne publions pas de recettes, alors voici plus utile : à quoi ressemble une assiette quand la fenêtre est courte et que la nourriture doit compter.

  • Des protéines d’abord, à chaque repas. Œufs, poisson, poulet, produits laitiers, tofu, légumineuses. Les protéines sont ce qui vous tient jusqu’au jeûne suivant, et la principale défense contre la perte de muscle pendant une perte de poids.
  • Du volume. Une grosse quantité de légumes ou une salade fait plus pour la satiété par calorie que tout le reste de la table, et janvier est la saison des légumes racines rôtis et du chou, qui ne coûtent rien.
  • Des glucides calibrés sur votre journée. Le riz, les pommes de terre, les flocons d’avoine et le pain ne sont pas le problème ; une journée surtout assise avec trois grosses portions de l’un d’eux, si. Mettez la plus grosse part les jours où vous vous entraînez.
  • Du gras pour le goût, pas à la louche. L’huile d’olive, les fruits secs et le fromage rendent une nourriture simple mangeable. C’est aussi le moyen le plus facile d’avaler 600 calories sans les voir.
  • De la soupe, vraiment. C’est le seul cliché de janvier qui tient : chaude, volumineuse, bon marché, et elle écoule les légumes. Comme repas dans la fenêtre, pas comme régime entier.

Pour le détail, les meilleurs aliments à manger quand on jeûne passe la liste en revue correctement, et comment rompre le jeûne traite le premier repas en particulier.

Si vous jeûniez avant les fêtes et que vous avez arrêté

Vous ne repartez pas de zéro et vous ne devez pas planifier comme si c’était le cas. Une pause de deux ou trois semaines laisse l’essentiel de l’adaptation en place, alors la progression ci-dessus se comprime : deux jours à 14/10 puis retour direct à votre ancienne fenêtre suffisent en général. Reprendre le jeûne intermittent après une pause détaille la remontée selon la durée de l’arrêt, de quinze jours à plusieurs mois.

L’erreur propre à ceux qui reviennent est l’inverse : faire de janvier le mois où l’on se lance enfin dans l’OMAD ou un jeûne de 48 heures, en pensant qu’un grand geste rattrapera décembre. Il ne rattrape rien, et l’effondrement de la deuxième semaine est prévisible.

Si les fêtes se sont terminées par un très gros repas

Ne jeûnez pas pour l’annuler. Allonger un jeûne pour compenser un excès est le mécanisme qui transforme un gros repas en cycle, et le bon geste n’a rien de spectaculaire : reprenez les horaires normaux à la fenêtre suivante et passez à autre chose. Jeûner après un excès alimentaire explique pourquoi, et quoi faire à la place.

Si les excès des fêtes ont donné une impression de perte de contrôle plutôt que de simple festin, cela mérite d’être pris au sérieux avec un professionnel de santé, pas avec un plan plus strict. Une fenêtre plus serrée est le mauvais outil pour ça.

Quatre façons de tuer un régime de janvier en deuxième semaine

  1. Commencer à un niveau que vous ne tiendrez pas. Une fenêtre 20/4 le 2 janvier, choisie l’estomac encore plein, abandonnée le 9. Commencez au niveau que vous tenez un mauvais jour.
  2. Manger trop peu dans la fenêtre. La remise en route est un changement d’horaires. Manger la moitié de ce qu’il vous faut en huit heures produit la faim qui y met fin.
  3. Prendre un jour décalé pour un échec. Un dîner tardif est une fenêtre décalée, pas un plan cassé. Jeûner avec une vie sociale est un savoir-faire avec de vraies tactiques, et janvier a aussi ses dîners.
  4. Se peser tous les jours et lire le bruit. Des variations d’eau d’un kilo ou plus sont normales. Pesez-vous une fois par semaine, le même jour, dans les mêmes conditions, ou pas du tout.

Comment Fasted vous aide

Fasted tient l’horloge pour que vous n’ayez pas à y penser : réglez la fenêtre une fois, et le minuteur, la série et la vue hebdomadaire font le reste. Lancer une remise en route de 30 jours le 1er vous donne une trace visible du mois, et c’est bien la partie d’un plan de janvier que l’on abandonne en premier — pas le jeûne, le suivi.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un régime de janvier ?

C’est un retour à des horaires de repas réguliers après les fêtes, tenu environ un mois. La version qui vaut la peine fixe une fenêtre alimentaire — un 12/12 qui devient un 16/8 en quatre semaines — et mange assez dedans. Ce n’est pas une cure, une semaine de soupe, ni une réparation de ce que décembre a fait.

Combien prend-on vraiment pendant les fêtes ?

Les études mesurées situent la prise adulte autour de 0,4 à 0,9 kg, une étude connue trouvant 0,37 kg. Le chiffre est plus petit que ce que la plupart des gens imaginent. Ce qui le rend important, c’est qu’il n’est en général pas reperdu ensuite, et c’est pour cela que les semaines qui suivent valent la peine.

Le jeûne intermittent est-il un bon moyen de se remettre en route après Noël ?

C’en est un raisonnable, parce que le changement porte sur les horaires plutôt que sur des listes d’aliments, et des horaires se reprennent plus facilement qu’un régime. Les essais sur une fenêtre 16/8 montrent des résultats modestes et progressifs plutôt que rapides : jugez-le sur votre capacité à tenir encore la fenêtre en mars.

À quoi ressemble un plan de janvier semaine par semaine ?

Semaine une 12/12, semaine deux 14/10, semaine trois 16/8, semaine quatre en tenant le 16/8 sur une semaine ordinaire. Répétez une semaine plutôt que d’avancer si elle est plus dure que prévu. Dans la fenêtre : des protéines à chaque repas, un gros volume de légumes, et des glucides calibrés sur l’activité de la journée.

Faut-il jeûner plus longtemps en janvier pour effacer les fêtes ?

Non. Le jeûne de compensation après une période chargée produit surtout la faim qui met fin au plan, et il n’y a rien à effacer dans un kilo fait surtout d’eau et de nourriture. Une fenêtre que vous tenez un an vaut mieux qu’un jeûne prolongé que vous tenez un week-end.

À lire ensuite

Sources

  1. 1. A prospective study of holiday weight gain — Yanovski et al., New England Journal of Medicine, 2000 (PubMed Central)
  2. 2. Effect of the Holiday Season on Weight Gain: A Narrative Review — Díaz-Zavala et al., Journal of Obesity, 2017 (PubMed Central)
  3. 3. Effects of Time-Restricted Eating on Weight Loss and Other Metabolic Parameters in Women and Men With Overweight and Obesity: The TREAT Randomized Clinical Trial — Lowe et al., JAMA Internal Medicine, 2020 (PubMed Central)

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